Le fatalisme.

Introduction

Le fatalisme dont nous parlons est la notion qui consiste à considérer systématiquement qu’un problème n’a pas de solution ou que les solutions sont inenvisageables au vu des moyens qu’elles requièrent. Il y deux grandes variantes du fatalisme : celui qui émane d’un paresseux malhonnête et celui qui émane d’un innocent ignorant.

Le fatalisme du paresseux malhonnête.

Le fatalisme du paresseux malhonnête consiste à admettre des faits comme étant des fatalités pour justifier sa propre paresse. En effet, se dire que rien n’est possible pour faire changer les choses justifie parfaitement le fait de ne rien faire en ce sens. Une fois de plus, il peut aussi s’agir de chercher à ne pas remettre en cause sa propre situation existante, pour ne pas s’auto-décevoir. En d’autres termes, ne pas admettre qu’il aurait été possible d’agir afin de n’avoir aucun regrets. Ainsi nous éviterions un début de considération d’une forme de culpabilité personnelle quand il s’agit de sujet propre à notre vie, ou d’une culpabilité vis à vis d’autrui lorsqu’il s’agit d’actions touchant aux autres ou au collectif. Nous pouvons citer par exemple la culpabilité de l’état de l’environnement souvent imputé aux « générations précédentes ».

Le fatalisme de l’innocent ignorant.

Le fatalisme de l’innocent ignorant est honnête. L’innocent ignorant est véritablement convaincu, à cause de son manque de connaissances et de compétences, que l’on ne peut rien changer à un sujet donné.

L’information et l’éducation peut résoudre le problème du fatalisme innocent. Le fatalisme du paresseux, lui, est plus difficile à changer. C’est en effet sur la mentalité des personnes qu’il faudrait intervenir. Vous remarquerez que la volonté de s’informer est aussi entravée par la paresse. Il est toujours moins fatiguant de ne pas chercher à savoir. La question de savoir si le fataliste ignorant est coupable de ne pas chercher à savoir reste ouverte.

Conclusion.

La paresse, mais aussi la peur d’un bouleversement, sont les piliers de la résistance au changement. Le problème du fatalisme est simple et évident : si l’on se persuade de l’inefficacité d’un ensemble d’actions, nous pensons alors qu’il ne serait que perte de temps et d’énergie de chercher à les exécuter.

Si nous devions identifier un seul vice de l’être humain, qui serait la cause unique de la destruction de l’humanité avec ou par la destruction de son environnement, ce serait bien la paresse. La paresse veut que l’on ne se pose pas trop de questions, elle nous incite à croire sur parole les manipulateurs qui peuvent ainsi continuer à nous dominer. Être dans l’opposition demande en effet de l’énergie.

Pourtant, l’être humain possède la raison qui devrait lui permettre de dépasser des ressentis primitifs émanant de sa nature animale tels que les sentiments impulsionnels, les désirs irraisonnés, et bien sûr, la paresse. Nous pensons que l’information sur les sujets scientifiques constitue déjà une base à la réduction du fatalisme.